Jeudi 20 décembre 2007
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Depuis 2 jours déjà je sentais son regard, se posant tour à tour de mes yeux à mes doigts, poussant jusqu’à mon corps toute
l’envie d'un geste, d’ouvrir puis de fermer après l'avoir passé, la gardienne coupable d'attirer l'attention.
Collée à elle, tel une bite à un port, une mine à un crayon, un mot à une chanson.
Le vice de ma voyeuse, est à cela lié, qu’on l’oublie dans nos mots, à trop parler de l’autre qu’on ouvre et qu’on referme, sans grandes importances portées à celle qu’on touche par ce
geste mené.
Pourtant elle me connait. Je ne compte plus les fois où sur son corps poli, elle a senti mes doigts, refermant leur
étreinte dans une proximité, la liant elle à moi, parce qu’il n’y avait que ca … Et rien qu’à ce touché, elle savait tout de moi, la
moiteur de mes mains trahissait mes angoisses, mon pouls lui révélait jusqu’au dernier secret, où j’allais, quand allais-je rentrer, qu’elle puisse encore un peu le temps que je l’empoigne se
sentir la seul, à tout savoir de moi.
Sortais-je, ou je rentrais, qu’importe dans cet instant, rien d’autre ne comptait que le simple privilège d’être là,
seule et unique, capable de me permettre d’accomplir en un geste; l’envie et l’assouvir.